De 1815 à 1914

La construction d'une école va être  la grande préoccupation des Adinférrois, pendant toute la première moitié du siècle, la municipalité va louer diverses habitations pour y loger les élèves et leur maître.

Le 1er mai 1841, un premier projet pour l'établissement d'une école dans la maison de Jean Martin QUIGNON, celui-ci ne verra pas le jour. Il faudra attendre le 10 octobre 1849 le Conseil Municipal décide la construction d'une Mairie école qui sera inaugurée l'année suivante.

1856 : C'est l'année où l'on recense le plus grand nombre d'habitants : 377 personnes vivent à Adinfer.

La guerre de 1870 va amener les Prussiens à Adinfer, diverses réquisitions seront effectuées mais l'on est loin des "pillages" évoqués dans certains écrits.

1906, le "petit père" COMBES est au pouvoir et fait voter la loi de séparation de l'Église et de l'État, l'inventaire des biens de l'église d'Adinfer donnera lieu à une manifestation d'opposition d'une soixantaine de personnes mais rien de bien grave.

1910 : Des fragments d'une pierre tombale datant du XIV° siècle sont découverte devant l'autel de Saint Nicolas, ils seront classés monument historique le 12 juillet 1912, en même temps que le Dieu de Pitié (objets disparus).

Devenu trop petite et vétuste, la Mairie école va être détruite en juin 1913, une seconde mairie école sera construite à partir de 1912 et inaugurée en avril 1914.

Adinfer en 1900 compte 349 habitants, le village est essentiellement rural. Voici quelques vues du vieux village

L'entrée du village vers Hendecourt, actuellement la rue d'Hendecourt. De tout ceci il ne reste que l'abreuvoir devenu aire de jeu en 1989. La grande ferme qui appartenait à la famille MOREL a laissé place à une autre ferme dans le style normand.

En 1900, la rue s'appelait la rue de l'école, au début du XIX° siècle elle portait le nom de rue du Vieux Calvaire.

La "Grand rue d'en bas" correspond à l'actuelle "rue d'en bas", en haut de la vue, on aperçoit l'amorce de la rue de l'église. Dans le virage se trouvait une grande ferme, la ferme DERON qui a laissé place à l'actuelle Mairie.

Autre vue montrant l'angle de la rue d'en bas et de l'église. Au premier plan, la ferme DERON, à l'arrière-plan l'église Saint Nicolas et, face à elle, le pigeonnier de l'ancienne ferme seigneuriale.

La vieille église entourée de tilleuls, on distingue à côté du porche le Dieu de Pitié. Le chœur est surélevé par rapport à la nef, on dit qu'il était à l'origine la chapelle du château. Dans l'église reposaient quelques membres des familles de HAMES, CANDELIER, CUVELLIER.

Prolongeant la rue de l'église : La rue Sinodon (l'origine de son nom demeure un mystère), actuellement cette rue ne fait plus qu'une avec la rue de l'église dont elle porte le nom.

L'actuelle rue du bois vue de l'allée du Bois Impérial et de la Voie des Peureux. On dit que le nom de cette voie vient du fait que l'on pouvait rejoindre le village voisin de Douchy les Ayette à travers le Bois Impérial et que nos ancêtres n'y étaient pas rassurés la nuit...